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Pour la première fois, et grâce à la COP 21 (Convention des Parties de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques), organisée en décembre 2015 à Paris, et à l’adoption de l’Accord de Paris, les pays développés et en développement ont des engagements contraignants pour la lutte contre le changement climatique. L’Accord fixe un objectif global de réduction d’émissions à long terme, en accordant aux Parties une certaine flexibilité pour déterminer elles-mêmes leurs engagements climatiques, sous la forme de contributions déterminées au niveau national. 162 contributions ont été soumises, représentant les engagements de 190 pays. Elles décrivent les efforts nationaux envisagés dans le cadre de la lutte contre le dérèglement climatique, sous forme d’objectifs d’atténuation et/ou d’atténuation, basés sur leurs circonstances nationales. Cette approche, garantissant que les différentes priorités climatiques soient représentées, a permis de rassembler les pays développés et les pays en développement au sein d’un consensus. Nommément, l’Accord engage les parties à prendre des mesures pour

  • maintenir l’augmentation de la température mondiale “nettement en dessous” de 2 °C d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre les efforts en vue de limiter cette augmentation à 1.5 °C
  • Atteindre le pic mondial des émissions de GES aussi vite que possible
  • Parvenir à zéro émission nette d’ici la fin du siècle
  • renforcer la capacité des pays à faire face aux impacts du changement climatique et à s’en remettre
  • rendre les flux financiers compatibles avec les objectifs climatiques
  • mobiliser au moins 100 milliards de Dollars annuellement pur la finance climatique des pays développés aux pays en développement de 2020 à 2025.

L’introduction d’un cadre commun de transparence renforce la coopération à tous niveaux, et met en place un mécanisme de révision à la hausse des engagements nationaux tous les cinq ans.

Plusieurs scénarios ont été émis à la suite de cet Accord. Notamment le Scénario 450 de l’Agence Internationale de l’Energie, selon lequel, pour respecter l’Accord de Paris, les énergies renouvelables devront couvrir en 2040 58% des besoins en électricité, 22% de la production de chaleur et de froid, et 20% de la consommation d’énergie occasionnée par le secteur des transports. Ainsi, plus de 4 000 GW d’énergies renouvelables devront être mis en service entre 2016 et 2040. Toujours selon l’AIE, c’est d’ailleurs la Chine, qui à elle seule devrait installer près de 1 300 GW d’énergies renouvelables d’ici à 2025, soit 33% des nouvelles capacités mondiales. En 2015, elle répond déjà de 30% des nouvelles capacités mondiales installées.