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Augustin Mouchot, inventeur du moteur solaire

06.01.2026

  • Médiathèque

Augustin Mouchot (1825-1912) était un enseignant et inventeur français. Longtemps oublié, mort dans le dénuement, il est désormais reconnu comme l'un des découvreurs majeurs de l'énergie solaire et de ses applications.

Pour le chimiste Daniel Lincot, il est « un des premiers savants à avoir pris toute la mesure du potentiel immense de l'énergie solaire pour répondre aux besoins de l'humanité ».

 

D’après l’universitaire Frédéric Caille, auteur de la première biographie d’Augustin Mouchot, L’invention de l’énergie solaire. La véritable histoire d’Augustin Mouchot, parue en 2023, il est non seulement un « précurseur de premier plan des utilisations thermiques et thermodynamiques du rayonnement solaire », mais il a également envisagé certaines formes de conversion de l’énergie solaire utilisées aujourd’hui.

Dans L’inventeur (2022), le romancier français Miguel Bonnefoy a rendu hommage à cet « homme de l’ombre tourné vers le soleil au milieu d’un siècle lumineux tourné vers le charbon ».

Nous publions un court extrait de ce roman, ce passage qui raconte la démonstration publique réalisée par Mouchot, en 1865 à Biarritz, en présence de l’empereur Napoléon III, alors chef de l’État.

 

« Au bout de quinze minutes, de premières gouttes commencèrent à se condenser sur la paroi de la chaudière. Une gerbe de bulles monta timidement, comme un bouquet d’étoiles transparentes. La vapeur dégagée passa par le tube à alambic, puis par la chambre à eau, entra dans le cylindre et activa, par la seule force du soleil, la pompe Greindt. Quand le bras mécanique de la machine à vapeur fit son premier mouvement, l’assistance exulta.


Les gens se redressèrent d’un bond comme s’ils venaient d’apercevoir un mort se réveiller. Tout s’était éclairci en une seule minute : cet homme venait de mettre en marche un moteur uniquement avec la force du soleil. Il n’y avait plus de doute sur l’utilité de cet étrange abat-jour, fait de bouts de verre et de métal. Mouchot entendit un éclat de célébration, des exclamations enflammées. Il se tourna vers l’empereur, comme emporté par la fièvre collective et, au bruit des ovations, les membres de l’Académie et les industriels se levèrent. Au bout de dix minutes, toute la côte était debout, applaudissant, en regardant Mouchot, et l’empereur tendit sa canne vers le ciel : « Vive le soleil, vive Mouchot. » »

 

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