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RTE a publié fin juillet son bilan du système électrique pour le premier semestre 2024. Dans ce document d'une trentaine de pages, le gestionnaire du réseau revient sur les traits marquants de la période : 

  • Très forte production électrique au premier semestre : 272 TWh produits à mi année (+ 37% par rapport à la même période 2023), soutenue notamment par une hausse de la production renouvelable (25,5 TWh pour l'éolien, 11,4 pour le solaire. A noter, une baisse très forte (- 54 % par rapport à la moyenne 2000/2020) de la production thermique fossile ;
  • Consommation toujours en baisse, y compris par rapport aux niveaux d'avant Covid. RTE pointe, pour l'expliquer, outre les facteurs conjoncturels, les progrès de la sobriété d'usage et l'électrification encore marginale des modes de vie et de production 
  • Conséquences : la sécurité d'alimentation du pays se situe à un "niveau très élevé" (la France a même été exportatrice nette tous les jours du semestre). Les prix spot sont modérés par rapport à nos voisins et les prix à terme divisés par 3 par rapport à 2023.

Point important à noter : la pénétration croissante des ENR dans le système électrique ne menace pas la sécurité d'approvisionnement, la montée en puissance du solaire et de l'éolien coïncidant au contraire avec un niveau de sécurité "très élevé". En revanche, elle pose des questions, d'une part, sur la multiplication des heures à prix négatifs et, d'autre part, sur la gestion et l'adaptation du réseau.

RTE établit également plusieurs recommandations susceptibles d'intéresser la filière :

  • le développement de nouvelles flexibilités (demande et stockage notamment) est une priorité
  • prioriser le principe du complément de rémunération, d'une part sur toutes les nouvelles installations, d'autre part sur les installations existantes les plus importantes actuellement sous régime OA
  • tous les moyens de production, y compris ENR, doivent participer à la modulation à la baisse dans les périodes de forte production.