Le mois de juin a été marqué par la publication de plusieurs travaux de « prospective énergétique » importants. D’abord, l’étude de RTE « Comprendre et piloter l’électrification d’ici 2035 », qui fait suite à la fois aux « Futurs Energétiques 2050 » publiés fin 2021 et à la longue série de consultations menée par RTE auprès des secteurs économiques et d’activités pour saisir plus finement leurs besoins électriques à court et moyen terme.
Un glissement dit toute l’ampleur des efforts à accomplir : en octobre 2021, RTE estimait dans son scénario médian la consommation électrique annuelle de notre pays à 645 TWh en 2050. Dans son dernier rapport rendu début juin, le même niveau de besoin ou presque, 650 TWh par an, est estimé à l’horizon…2035.
Le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), directement attaché à Matignon, a également publié, courant juin, des travaux de planification plus larges sur les enjeux, besoins et chiffrages de la transition énergétique pour le pays, évoquant côté solaire aussi bien l’électricité que la chaleur. Quelques semaines plus tôt, l’économiste Jean Pisani-Ferry et l’inspectrice générale des Finances Selma Mahfouz remettaient à la Première Ministre plusieurs volumineux rapports sur « Les incidences économiques de l’action pour le climat », alertant à la fois sur le « retard préoccupant dans les industries vertes » et prévenant qu’il allait falloir « faire en dix ans ce qu’on a peiné à faire en trente ».
Enerplan a relayé sur ses réseaux sociaux plusieurs articles de résumé et d’analyse de ces travaux.