
Autoconsommation collective, patrimoniale et ouverte : le replay et les documents du webinaire Enerplan
06.07.2026
Les résultats de l’Appel d’offres simplifié (AOS) pour les installations photovoltaïques sur bâtiment ont été publiés le 17 novembre. Pour Enerplan, ces (mauvais) résultats sont un signal d'alerte : il est urgent et essentiel de faire évoluer le dispositif.
Les résultats de l’Appel d’offres simplifié (AOS) pour les installations photovoltaïques sur bâtiment ont été publiés le 17 novembre (voir l’analyse de la CRE).
Au total, 41 % des projets n’ont pas été retenus. Principales raisons :
La règle de compétitivité a également été appliquée, bien que les tarifs proposés étaient inférieurs à ceux de la dernière période tarifaire du S21. Elle a conduit au non-classement supplémentaire de 18 % des projets, soit environ 11 MW.
Ainsi, entre les exigences administratives du dispositif et la règle de compétitivité, 59 % des projets n’ont pas été retenus. Au final, 44 % du volume cible a été adjudiqué.
Quelques données observées :
Éléments explicatifs
Plusieurs caractéristiques du cahier des charges et du cadre réglementaire peuvent éclairer ces résultats :
La filière solaire a accompagné plusieurs évolutions importantes :
Les acteurs sectoriels – dont Enerplan et le Syndicat des énergies renouvelables (SER) – avaient formulé des recommandations, notamment pour intégrer des solutions de flexibilité comme le stockage ou pour favoriser les modules produits en Europe afin de porter le taux d’investissement local de 90 % à 100 %.
Focus sur la tranche 100–500 kWc
Pour cette période trimestrielle, 40 MW ont été attribués sur la tranche 100–500 kWc, un niveau inférieur à celui observé en moyenne sur les deux dernières années.
Dans ce contexte, et au regard des enseignements tirés de cette première période de l’AOS, il apparaît essentiel d’ouvrir un travail commun sur l’évolution du dispositif. Nous sollicitons ainsi la DGEC afin d’engager, avec l’ensemble des acteurs de la filière, l’élaboration d’un cahier des charges modificatif permettant d’intégrer ces retours d’expérience et d’adapter au mieux le cadre pour les prochaines périodes.
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’aucune autre voie de développement n’est aujourd’hui ouverte aux acteurs : les appels d’offres CRE Bâtiment et Sol prévus en novembre et décembre ont été retirés du calendrier sans nouvelle date communiquée. En l’absence de visibilité sur la suite du dispositif, la filière fait face à un risque de rupture nette d’activité.