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Solaire photovoltaïque

Un installation solaire photovoltaïque est constituée d’un générateur photovoltaïque branché sur un ou plusieurs onduleurs. Elles peuvent être situées au sol, sur la toiture de bâtiments ou d'ombrières.

Les centrales solaires au sol

Les centrales solaires photovoltaïques au sol sont composées de panneaux solaires reliés à des onduleurs, qui transforment le courant continu en courant alternatif injecté dans le réseau électrique. Elles sont généralement implantées sur des terrains dédiés, souvent non constructibles ou en friche, valorisant ainsi des espaces inexploités.

Le développement des centrales photovoltaïques au sol est essentiel à la réalisation des objectifs nationaux et européens en matière de transition énergétique. Pour permettre la sortie des énergies fossiles et l’électrification des usages, il faut produire des volumes importants d’électricité bas carbone. L’énergie solaire, abondante, compétitive et rapidement déployable, est un facteur clé pour réussir la trajectoire.

L’implantation de centrales photovoltaïques au sol est parfois contestée dans le débat public, notamment pour des raisons environnementales. Trop souvent, pourtant, les réserves exprimées sont discutables. Sur les ordres de grandeur, d’abord : même dans les scénarios les plus ambitieux en matière de production solaire, les centrales solaires occupent moins de 2 à 3 % de la surface agricole du pays – soit une part nettement inférieure à celle occupée aujourd’hui par la production d’agrocarburants. Sur l’ampleur des impacts ensuite : les centrales solaires sont soumises à des règles strictes d’implantation, qui obligent à tenir compte de la faune, de la flore et des milieux présents sur le site. Sur la nature même de l’emprise au sol des projets, enfin : une centrale solaire n’est ni parking ni une route. Elle n’artificialise pas le sol sous les panneaux et garantit, au terme de l’exploitation de la centrale, une parfaite réversibilité : un sol sous panneaux photovoltaïques reste un sol vivant.

Par ailleurs, l’énergie solaire photovoltaïque est souple, adaptable et en cela compatible avec des co-usages agricoles. C’est le cas particulier de l’agrivoltaïsme, qui combine production agricole et énergie solaire, en permettant une utilisation duale des terres. Un décret publié en avril 2024 encadre désormais son développement, garantissant une production agricole significative tout en apportant des bénéfices d’adaptation au changement climatique (ombrage, protection contre la grêle…).  Enerplan soutient un développement vertueux de l’énergie solaire et des centrales au sol. Les projets doivent être conduits en concertation avec toutes les parties prenantes, les enjeux de biodiversité et de paysage doivent être traités sérieusement et les territoires d’implantation recevoir une part de la valeur créée par ces installations. Enerplan s’oppose en revanche à toute idée de ralentir le développement des centrales solaires, tant le ralentissement serait un sacrifice délibéré de nos ambitions climatiques.

Le photovoltaïque sur bâtiment

En France, le secteur du bâtiment, c’est 23 % des émissions de gaz à effet de serre… et 44 % des consommations d’énergie. Le solaire sur bâtiment change la perspective : de gros consommateurs, nos bâtiments peuvent devenir producteurs d’énergie.

Au-delà des critères techniques de l’arrêté tarifaire, le photovoltaïque  sur bâtiment doit s’inscrire dans une intégration architecturale et fonctionnelle : il est ainsi conseillé d’anticiper l’instalation du système dès la conception du bâtiment et/ou de l’installation photovoltaïque, tel que rappelé dans l’article dédié aux bonnes pratiques ainsi qu’illustré par le cas spécifique des toitures en milieu dense urbain. Enfin, il est important de prendre en compte les capacités électriques du réseau à proximité et d’anticiper certaines contraintes, en suivant les préconisations pour une intégration optimale au réseau électrique.

Cette anticipation est d’autant plus importante que les gestionnaires de réseau peuvent imposer des délais ou des contraintes techniques selon la saturation à la maille du réseau. Le raccordement peut nécessiter une étude de faisabilité ou un renforcement du poste de transformation.

Les projets en co-visibilité avec des monuments classés ou avec une localisation particulière doivent prendre en compte les contraintes d’urbanisme ou l’avis des l’Architectes des Bâtiments de France (ABF).